élaborer un plan d’action en cas de désastre

Ambato est la ville la plus centrale d’Equateur située dans la Sierra au milieu de la chaîne des volcans, donc particulièrement soumise aux risques sismiques et volcaniques. Depuis le centre ville on peut observer à la fois le volcan Tungurahua (5023m, actif)) au sud-est, le Chimborazo (6268m, le plus haut d’Equateur) au sud-ouest et le Cotopaxi (5897m, actif) au nord.

Le plus proche, le Tungurahua, est parfaitement monitoré et surveillé par un réseau de vigies locales qui sont reliés à l’observatoire géré par des scientifiques. Cependant, le risque à Ambato est faible, constitué seulement par le fait de recevoir des cendres froides, étant donné la distance. Les villes situées à l’ouest du volcan sont plus exposées à cause des vents dominants.

Par contre le risque sismique est réel, lié ou non à l’activité volcanique. Le tremblement de terre du 5 Août 1949 de magnitude 8 tua plus de 5000 personnes à Ambato et quasi tous les bâtiments de la ville furent détruits, comme bon nombre de communes situées autour de Ambato. Depuis novembre dernier, nous avons d’ailleurs senti trois fois la terre trembler, mais assez faiblement pour en pas occasionner de dégâts.

A Ambato l’Unité de Gestion des Risques de la municipalité est très bien organisée, en concertation avec le Secrétariat de Gestion des Risques. Une personne est chargée depuis l’an dernier d’une campagne de révision – ou simplement de création dans certaines cas – de l’agenda de gestion des risques, dans toute les communes du canton. Il s’agit dans un premier temps d’élire au sein de chaque commune (parroquia) un comité de gestion des risques qui puisse se former afin d’être capable de s’organiser et d’intervenir dans tous les cas identifiés d’urgence ou de désastre, naturel ou d’origine humaine.

Le risque volcanique est bien pris en compte par les populations

Nous intervenons avec elle auprès de différentes communes, dans l’identification des menaces et des risques dans un premier temps. Ensuite sont déterminées les actions de prévention à réaliser, et enfin est élaboré un plan d’action en cas de désastre.

Il apparaît que le risque volcanique est bien pris en compte par les populations alors que le risque sismique est un peu laissé de coté, oublié plus ou moins sciemment.

Le thème de la construction sûre est relativement ignoré par les corps de métiers du bâtiment qui construisent surtout avec l’idée du profit, sans tenir compte des recommandations des architectes et des urbanistes municipaux.

Il apparaît également que dans les écoles rurales la prévention existe peu ou pas. Nous intervenons jusque dans la région de Latacunga avec la fondation Plan International qui détient un bon réseau là bas.

A Ambato les acteurs principaux dans la gestion et prévention des risques naturels sont le Secrétariat de Gestion des risques, qui contrôlent ce que font l’Unité de Gestion des Risques de la municipalité, les pompiers, et la Croix rouge.