PORTRAIT D’UN EU AID VOLUNTEER : RAphaël

Raphaël, 28 ans, Français
Retour en Equateur pour une nouvelle aventure

 

Revenir dans un pays que vous avez aimé est un sentiment très agréable. Revenir pour mettre en place un nouveau projet sur un thème très intéressant est également une bonne perspective. Je n’ai pas beaucoup hésité avant de prendre la décision de revenir en Equateur.

Je suis Raphaël, j’ai 28 ans. C’est ma deuxième visite en Équateur et je travaille avec les communautés dans notre projet. Après 2 ans de travail dans une ONG dans le secteur de l’éducation en Amérique du Sud, je suis très heureux de travailler avec des adultes et des communautés. C’est beaucoup de nouvelles choses et de défis pour moi.

Deux fois en Equateur, deux bénévolats différentes

Nous travaillons sur de nombreuses choses intéressantes liées à notre projet : gestion des risques de catastrophes naturelles en Equateur. J’apprends beaucoup sur tous les risques existant en Equateur (tremblements de terre, glissements de terrain, inondations, activité volcanique …) et j’essaie d’intégrer ces risques dans l’esprit des Equatoriens afin qu’ils puissent construire des stratégies pour y faire face.

Pour ce faire, j’apprends beaucoup sur de nouveaux sujets tels que la construction, le plan d’urgence (pour les écoles, les familles…). Pour mener à bien ce travail, je profite des connaissances de mon équipe. Les réunions que nous organisons avec les habitants sont très intéressantes et nous permettre de comprendre leur perception des risques qui existent dans l’endroit où ils vivent et essayer de soulever des questions afin d’accroître leurs connaissances et leur préparation. À chaque fois, je réalise que la connaissance existe déjà dans la communauté et qu’il s’agit davantage de la partager et d’organiser toutes les ressources disponibles. Je suis juste là pour essayer d’organiser les choses et de faire participer tout le monde.

Susciter l’intérêt des habitants

Pour moi, tout cela représente un fort apprentissage. Comme notre projet est à long terme, l’un des défis consiste à susciter l’intérêt des habitants. Dans les communautés où je travaille, les gens ont plus de soucis et de priorités à court terme (nourriture, vie quotidienne …). Nous essayons donc d’être aussi innovants que possible pour rendre le sujet aussi intéressant que possible. En travaillant en petit groupe, en améliorant les connaissances et la participation des gens, nous faisons du bon travail. Nous sommes en mesure de rencontrer des personnalités étonnantes qui ont beaucoup à partager avec le reste de la communauté.

C’est aussi une bonne expérience de rencontrer tous les leaders des communautés et d’avoir leur perception du pays, du gouvernement et des problèmes auxquels sont confrontés les gens. Apprendre à travailler avec des adultes et d’autres ONG nécessite de la flexibilité, la possibilité de travailler en multitâches et d’étudier divers sujets. Au début, je pensais vouloir absolument travailler sur le projet avec les enfants et les adolescents, mais de plus en plus, j’apprécie vraiment le travail en communauté avec les gens de toutes les générations.