PORTRAIT D’UNE EU AID VOLUNTEER : SELINE

Seline, 27 ans, Néerlandaise
De Hollande avec amour

 

Seline, EU Aid Volunteer déployée en Equateur, est chargée de « la réduction de risques de catastrophe ». Le séisme d’avril 2016, qui a été le plus lourd de l’histoire moderne de l’Equateur et a coûté la vie à 676 personnes est la principale raison pour laquelle elle s’est engagée dans cette mission.

Le 16 avril 2016, 18h57. Les habitants de la côte équatorienne terminent la journée en faisant la cuisine pour leur famille ou en regardant la télévision. Quand soudain la terre commence à trembler. Les tremblements ne sont pas inhabituels, mais cette fois, ils ont duré 40 secondes et les mouvements sont plus intenses que jamais. C’était comme si la terre s’était transformée en une mer avec des vagues géantes, ce qui empêchait les gens (et les bâtiments !) de se tenir debout. Ce séisme d’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter a été le plus lourd de l’histoire moderne de l’Equateur et a coûté la vie à 676 personnes.

Cet événement est la principale raison pour laquelle je vis et travaille actuellement en Equateur.

Dans le cadre du programme des volontaires de l’aide de l’UE, je fais partie d’un projet mené par l’organisation locale Ecuasol, qui travaille sur la réduction des risques de catastrophe : aider les habitants à se préparer et à réduire simultanément le risque d’une autre catastrophe. Je m’appelle Seline, j’ai 27 ans et viens du pays du fromage, des tulipes et de la pluie : les Pays-Bas. Étant née en Allemagne, j’ai vécu dans des différents endroits du monde et l’Équateur est mon troisième pays latino-américain que je peux appeler « ma maison » pendant un moment.

Changer de vie et partir en Equateur

J’ai étudié la criminologie –  l’étude scientifique de la nature, des causes, du développement et du contrôle criminel d’un point de vue individuel et social- , je faisais des recherches sur les liens entre l’environnement et le crime. Intéressée par les sujets de sécurité internationale, j’ai travaillé pendant trois ans pour le ministère néerlandais de la Défense. Conseiller les décideurs politiques et militaires sur des sujets politiques, tels que le genre (le rôle des femmes dans les opérations de guerre et de paix) et la migration. Cependant, dans ce travail de fonctionnaire, le volet international était assez limité. J’ai donc décidé de changer et de venir en Equateur.

Ici, en Equateur, je travaille et vis avec une équipe de quatre personnes à Pedernales, l’épicentre du tremblement de terre de 2016. Ensemble, nous sommes partis de zéro et avons développé notre propre projet sur la réduction des risques de catastrophe. Nous travaillons avec d’autres ONG dans la même région et offrons des ateliers aux communautés rurales sur des sujets tels que la gestion de l’eau et la préparation aux catastrophes. Nous donnons un coup de main au gouvernement local en participant à l’organisation des exercices d’urgence et en leur fournissant des ateliers sur, par exemple, l’évacuation.

En plus de concevoir et d’animer des ateliers, je me base sur mon expérience personnelle et j’offre une perspective sensible au genre dans notre travail. La majorité des victimes lors d’une catastrophe causée par un risque naturel, tels que les tremblements de terre, les tsunamis, les inondations, sont des femmes. En outre, dans la préparation aux catastrophes, ce sont souvent les hommes qui prennent les choses en main et le point de vue du style de vie des femmes est souvent oublié. Il est donc primordial de prendre en compte le rôle des femmes dans la communauté et d’encourager leur participation à la prise de décision.